Livrer du béton sans générer d’émissions

Au premier abord, il a tout d’un camion malaxeur ordinaire. Rien de révolutionnaire non plus au niveau de sa fabrication : on prend comme base un camion malaxeur que l’on trouve couramment dans le commerce, on électrifie un châssis et on y intègre une batterie. Mais cette conception d’apparence si simple est le fruit d’un développement de plusieurs années qui a permis de franchir une étape importante dans le domaine du transport du béton respectueux de l’environnement.

Le développement et la production de cette nouveauté sont assurés par l’entreprise Designwerk sise à Winterthour. Avec sa marque de véhicules utilitaires Futuricum, cette société construit des camions électriques dans les catégories de poids de 18 à 40 tonnes. Les véhicules Futuricum ont déjà connu un joli succès dans les secteurs de la logistique de distribution, de chantier et de recyclage. Récemment, Designwerk est devenu le seul constructeur capable de proposer un véhicule à cinq essieux entièrement électrique. La structure électrique en question a été présentée en grande première lors du salon Bauma de l’année dernière à Munich. Il existait bien sûr déjà des solutions hybrides, mais l’entreprise Liebherr, qui a fourni la structure du camion malaxeur, voulait une solution clairement électrique, car l’entretien d’un tel véhicule nécessiterait moins de travail.

Ce camion malaxeur de 40 tonnes est doté de quatre moteurs et affiche une autonomie pouvant aller jusqu’à 200 kilomètres en mode malaxage. Il permet de transporter de grandes quantités de béton silencieusement, sans émissions et avec une grande fiabilité jusqu’au chantier. Les trajets entre la centrale de béton et le chantier étant relativement courts en comparaison avec le transport de marchandises, cette solution entièrement électrique se prête particulièrement bien à un périmètre régional. Par ailleurs, les véhicules retournent toujours à la centrale de béton et disposent ainsi de toute l’infrastructure de charge nécessaire pour les batteries. Grâce à leurs grandes réserves de stockage, celles-ci ne nécessitent généralement qu’une nuit de recharge.

Le châssis Futuricum est extrêmement performant avec 680 chevaux et gère parfaitement le poids du béton. La récupération de l’énergie libérée lors des freinages ou dans des pentes descendantes permet d’augmenter l’autonomie du camion et de réduire les frais d’exploitation et d’entretien grâce à une usure réduite. Une batterie totalement chargée permet de travailler pendant toute une journée sans qu’il ne soit nécessaire de la recharger. Ceci est également possible grâce à un système de commande intelligent des moteurs. Celui-ci assiste le conducteur en utilisant uniquement l’énergie réellement nécessaire pour les tâches en cours.

L’entraînement du tambour développé par Liebherr et le groupe technologique allemand ZF est composé d’une unité efficace et nécessitant peu d’entretien comprenant un moteur électrique et un réducteur-malaxeur. L’entraînement électrique compact du malaxeur est installé directement sur le tambour et son excellent rendement permet, selon le fabricant, une consommation minime d’énergie afin de ne pas surcharger la batterie de traction du camion. Autre avantage : tout système hydraulique serait superflu ; il n’y a donc aucun raccord de tuyau, aucune pompe et ainsi aucun risque de fuite.

Le premier camion malaxeur Série E sera livré en hiver 2020. Pour KIBAG, cette acquisition représente un pas important vers le transport du béton respectueux de l’environnement et un futur sans CO2.

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